Qui décide de l'eau, et comment ? Cette rubrique part d'un constat : le cadre français affirme une conduite démocratique de l'eau, mais la décision réelle reste le plus souvent confisquée par l'expertise technique, le poids des opérateurs et des instances qui consultent sans donner le pouvoir. Je m'y attache à montrer où la délibération se heurte à des murs, ce que des choix réputés neutres cachent d'arbitrages politiques, et à quoi ressemblerait une décision sur l'eau réellement partagée, du seuil de qualité à l'échelle du bassin versant.

  • Décider de l'eau : entre expertise technique et délibération : pourquoi l'asymétrie d'information, le poids des opérateurs et la faiblesse des instances font glisser la décision vers l'expert, et comment forums hybrides et contre-expertise pourraient la rendre à celles et ceux qui vivent avec l'eau.
  • La démocratie de l'eau à l'épreuve du terrain : trois cas où la délibération échoue (le SAGE sans moyens, la CCSPL fantôme, la concertation de façade), trois familles d'expériences qui marchent, et les conditions d'Ostrom pour faire de l'eau un commun.
  • Ce que les seuils révèlent du pouvoir sur l'eau : derrière la valeur d'un seuil de qualité de l'eau potable, l'arbitrage entre protection sanitaire, faisabilité économique et rapports de force, pris dans des arènes fermées où les habitants ne sont pas représentés.
  • Des assemblées de bassin aux parlements de rivières : ce qui rapproche une proposition institutionnelle (assemblées de bassin, conformité ascendante) et un courant de pensée (le biorégionalisme, les parlements de rivières), et ce que chacun apporte à l'autre.
  • L'OFB sous pression, ce que perdrait la police de l'eau : pourquoi le projet de démembrer la police de l'environnement viserait l'un des derniers leviers de contrôle effectif de l'eau, et ce que sa perte signifierait sur le terrain.