Comparer les pistes

Quand chaque manière de partir a produit son découpage, vient le moment de les comparer. La comparaison se fait en deux temps.

D'abord, les cartes sont mises côte à côte.

Ensuite, les découpages les plus crédibles sont confrontés à une série de comparants, tenus ensemble et non pris un à un :

  • la population : le rapport entre l'unité la plus peuplée et la moins peuplée, que le découpage doit resserrer ;
  • les aires d'attractivité des villes (INSEE) : une maille de l'eau qui coupe une aire urbaine en son milieu complique la solidarité amont-aval ;
  • le climat d'aujourd'hui (Köppen, Beck et al., 2023) et de demain (projet Explore2, Strohmenger et al., 2024) : un découpage calé sur le climat actuel vieillit, puisque les types climatiques se déplacent ; le climat est donc un comparant, pas un principe de tracé ;
  • les nappes souterraines coupées : à titre indicatif, le découpage fin au grain des secteurs hydrographiques coupe 145 des 639 masses d'eau souterraines (23 %), contre 124 (19 %) pour les sept agences actuelles ; le grain fin épouse mieux les bassins de surface mais fragmente davantage les nappes, ce qui appelle de la coordination entre unités voisines ;
  • la cohérence écologique, au regard des hydro-écorégions ;
  • le nombre de départements traversés, indice de complexité administrative ;
  • la continuité géographique des unités.

Aucun critère ne tranche seul. Lu ensemble, ce faisceau désigne la piste qui part de l'eau comme le meilleur compromis, sans qu'elle soit parfaite sur chacun des critères. Ce que ces mailles permettent ensuite, en matière de compétences et de décision, relève de l'espace Décider ; ce qu'elles recouvrent, des cycles et des milieux, de l'espace Comprendre.