La taxe pluviale était un outil fiscal facultatif qui permettait aux communes de financer la gestion des eaux pluviales urbaines (collecte, transport, stockage, traitement). Prévue aux articles L2333-97 à L2333-101 du code général des collectivités territoriales (CGCT), elle reposait sur un principe simple : les propriétaires de surfaces imperméabilisées contribuent au coût de gestion du ruissellement qu'ils génèrent.
La taxe a été abrogée par la loi de finances pour 2015 (article 20 de la loi n° 2014-1654 du 29 décembre 2014), avant même d'avoir été mise en oeuvre par la quasi-totalité des communes. Son abandon laisse un vide de financement pour la gestion des eaux pluviales urbaines, dont le coût est aujourd'hui supporté par le budget général des collectivités, sans lien avec la responsabilité des acteurs qui imperméabilisent les sols.
La réinstauration d'un financement dédié à la gestion des eaux pluviales, fondé sur le principe pollueur-payeur, reste une revendication forte des acteurs de l'eau. Plusieurs propositions de loi ont été déposées en ce sens, sans aboutir à ce jour.