La désimperméabilisation consiste à rendre les sols perméables à nouveau, en remplaçant des surfaces imperméables (béton, asphalte, dalles) par des surfaces qui laissent l'eau s'infiltrer : terre, gravier, végétation, revêtements drainants. C'est un geste concret et mesurable pour restaurer une partie du cycle naturel de l'eau en ville et lutter contre les effets de l'imperméabilisation croissante de nos territoires.
La désimperméabilisation prend des formes très variées :
Chaque mètre carré désimperméabilisé est un mètre carré qui absorbe la pluie au lieu de la rejeter dans le réseau.
En France, l'artificialisation des sols progresse trois à quatre fois plus vite que la croissance démographique. Chaque année, des milliers d'hectares de terres agricoles et naturelles sont recouverts de surfaces imperméables. Les conséquences sont directes : inondations par ruissellement, saturation des réseaux d'assainissement, pollution des cours d'eau, disparition de la biodiversité, aggravation des ilots de chaleur urbains et épuisement des nappes souterraines.
La désimperméabilisation est l'un des leviers les plus efficaces de la gestion à la source. Elle agit sur la cause du problème, pas sur ses symptômes. Et elle produit des bénéfices multiples : rafraichissement urbain, biodiversité, paysage, recharge des nappes.
[!remarque] La loi Climat et Résilience de 2021 fixe un objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) d'ici 2050. La désimperméabilisation est l'un des outils pour y parvenir : il ne s'agit pas seulement d'arrêter d'imperméabiliser, mais aussi de restaurer ce qui a été dégradé. Chaque projet de rénovation urbaine est une opportunité de désimperméabiliser.