GEMAPI signifie GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations. C'est une compétence obligatoire confiée aux intercommunalités (EPCI) depuis le 1er janvier 2018, en application de la loi MAPTAM de 2014 et de la loi NOTRe de 2015. Elle regroupe quatre missions : l'aménagement des bassins versants, l'entretien des cours d'eau, la protection contre les inondations et la restauration des écosystèmes aquatiques et des zones humides.
Concrètement, c'est votre intercommunalité qui est responsable de l'entretien des berges, de la prévention des inondations et de la protection des rivières et des zones humides sur votre territoire. Pour financer ces missions, elle peut lever une taxe spécifique : la taxe GEMAPI, plafonnée à 40 euros par habitant et par an.
La GEMAPI est aussi un levier pour la gestion à la source des eaux pluviales. En agissant sur l'ensemble du bassin versant, les intercommunalités peuvent favoriser l'infiltration, la désimperméabilisation et le ralentissement des écoulements, plutôt que de se contenter de gérer l'eau en bout de réseau.
Avant la GEMAPI, la responsabilité de la gestion des rivières et de la prévention des inondations était dispersée entre communes, départements, syndicats et État, sans cohérence territoriale. Désormais, une seule collectivité porte cette compétence, ce qui permet en théorie de planifier à l'échelle du bassin versant.
[!conseil] Pour savoir qui gère les rivières et les inondations sur votre territoire, renseignez-vous auprès de votre intercommunalité (communauté de communes, d'agglomération ou métropole). C'est elle qui est compétente, même si elle peut déléguer tout ou partie de la GEMAPI à un syndicat mixte.