L'OFB (Office français de la biodiversité) est un établissement public de l'État, né le 1er janvier 2020 de la fusion de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Il rassemble environ 3 000 agents, dont près de 1 700 inspecteurs de l'environnement. Il est l'opérateur de référence de l'État pour la connaissance, la protection et la restauration de la biodiversité, sur terre comme dans l'eau.
L'OFB structure son action autour de cinq grands domaines de mission :
Sur le cycle de l'eau, l'OFB est un acteur central. Il surveille l'état des milieux aquatiques, hérite des missions de l'ancien ONEMA (devenu AFB en 2017, puis OFB en 2020), et exerce la police de l'eau aux côtés des services de l'État. Ce sont notamment ses inspecteurs de l'environnement qui contrôlent sur le terrain le respect des arrêtés sécheresse, des prélèvements et des règles de protection des cours d'eau et des zones humides.
Sans l'OFB, la protection de l'eau resterait largement déclarative. Les objectifs fixés par la Directive cadre européenne sur l'eau, les SDAGE et les arrêtés sécheresse n'ont de portée réelle que s'ils sont contrôlés sur le terrain. L'OFB est l'un des rares bras de l'État capable de constater une pollution, un prélèvement illégal ou une atteinte à un milieu aquatique, et d'en tirer les conséquences administratives ou judiciaires.
[!remarque] Depuis 2020, l'OFB est régulièrement pris pour cible par des acteurs qui contestent sa mission de police, en particulier le contrôle des prélèvements d'eau et le respect des arrêtés sécheresse. Une proposition de loi sénatoriale déposée en 2026 vise à lui retirer cette police de l'environnement. Ce que perdrait alors la protection de l'eau est analysé dans L'OFB sous pression.