L'écorégion des bassins bretons rassemble la mosaïque des fleuves côtiers du socle armoricain, jetés à la mer sur le plus long littoral du jeu.
Le milieu est homogène : relief doux et climat d'un seul type sur presque toute la surface. Ici, le bassin de drainage et l'unité de milieu coïncident, sans tension à porter.
Cette écorégion ne partage que 2 masses d'eau souterraines avec ses voisines : son socle cristallin, peu aquifère, limite les nappes profondes et rend l'eau de surface d'autant plus déterminante.
La Bretagne et ses marges normandes et ligériennes forment un cas presque idéal : une mosaïque de fleuves côtiers courts, indépendants les uns des autres, tous nés du socle armoricain (HER Armoricain à 100 %) et jetés à la mer sur près de 2 840 km de côtes, le plus long trait de côte des vingt-quatre. L'écorégion réunit ces bassins non parce qu'ils se rejoignent (ils ne le font pas) mais parce qu'ils partagent le même milieu géologique, le même climat océanique franc, le même régime de petites rivières réactives sur roche imperméable, et surtout les mêmes enjeux : peu de nappes (le socle cristallin est peu aquifère, deux masses d'eau partagées seulement), donc une eau de surface fragile et une qualité sous tension. Bassin et milieu coïncident presque parfaitement : il n'y a aucune tension amont-aval à assumer, le relief ne dépasse guère 380 mètres. La ligne avec la Basse-Seine et la Loire aval suit les crêtes qui séparent les fleuves atlantiques des bassins de la Seine et de la Loire. Fragmenter cette péninsule en autant d'agences que de fleuves serait ingérable ; la réunir donne une écorégion maritime de 3,7 millions d'habitants d'une grande cohérence.
Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :
Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.
D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.