L'écorégion Basse-Seine tient l'aval du bassin séquanien, de la sortie de Paris à l'estuaire normand du Havre.

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Carte d'identité

  • Population : 4 407 989 habitants
  • Densité : 133 habitants au km²
  • Superficie : 33 056 km²
  • Communes : 3 043
  • Départements concernés : 14 Calvados ; 27 Eure ; 28 Eure-et-Loir ; 35 Ille-et-Vilaine ; 50 Manche ; 53 Mayenne ; 60 Oise ; 61 Orne ; 76 Seine-Maritime ; 78 Yvelines ; 80 Somme ; 95 Val-d'Oise
  • Préfectures : Caen, Chartres, Rouen, Saint-Lô, Évreux
  • Principaux cours d'eau : la Seine, l'Eure, l'Orne, l'Ay, la Vire, la Risle
  • Assemblées de bassin possibles : 23 (dont Assemblée de la Seine, Assemblée de la Seine, Assemblée de l'Eure)

Relief et climat

  • Altitude : de -33 m (minimum) à 427 m (maximum), médiane à 133 m
  • Pente : 2,5 degrés en moyenne, 4,0 % de la surface au-delà de 15 degrés
  • Hydro-écorégion dominante : Tables calcaires (Tables calcaires 76 % ; Armoricain 24 %)
  • Climat dominant (Köppen) : Cfb, tempéré, sans saison sèche, été doux (océanique)
  • Composition climatique : Cfb 99,7 %
  • Précipitations : 741 mm par an en moyenne

Le milieu est homogène : relief doux et climat d'un seul type sur presque toute la surface. Ici, le bassin de drainage et l'unité de milieu coïncident, sans tension à porter.

Population et société

  • Urbanité : 40,5 % dans les pôles, 52,3 % dans les couronnes périurbaines, 7,1 % hors de toute aire d'attraction
  • Revenu médian approché : 26 065 € par an
  • Taux de pauvreté : 20,0 %
  • Taux de chômage : 11,2 %
  • Façade maritime : oui (1141,6 km de trait de côte)

Nappes et ressources

Comme la plupart des écorégions de plaine sédimentaire, elle partage plusieurs masses d'eau souterraines avec ses voisines : aucune ligne de surface ne contient une nappe, et chaque aquifère partagé appelle une instance de cogestion plutôt qu'un redécoupage qui prétendrait l'effacer.

Pourquoi ce découpage

La Basse-Seine tient l'aval du plus grand bassin français, de la sortie de l'agglomération parisienne jusqu'à l'estuaire du Havre, avec l'Eure, la Risle et les rivières normandes qui la rejoignent. L'écorégion regroupe ce tronçon aval parce qu'il forme une unité de milieu homogène (Tables calcaires à 76 %, océanique à 99,7 %, relief de plaine) et une même logique d'estuaire et de façade maritime (plus de 1 140 km de trait de côte). La borner ainsi, c'est séparer le cœur métropolitain (Seine centrale, isolé pour son aberration démographique) de son aval fluvial, tout en gardant l'intégrité du fleuve jusqu'à la mer : on ne coupe pas la Seine, on distingue le tronçon parisien saturé du tronçon aval normand. Vers l'ouest, la limite avec les bassins bretons suit le partage entre les rivières normandes tournées vers la Manche et les fleuves côtiers armoricains. Avec 4,4 millions d'habitants et 3 043 communes, l'écorégion est vaste mais cohérente ; la fusionner avec Seine centrale recréerait l'ensemble francilien démesuré que le découpage cherche justement à décongestionner.

Écorégions voisines

Pour aller plus loin

Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :

Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.

D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.