L'écorégion Seine centrale est le cœur francilien, isolé pour son aberration démographique : 6,75 millions d'habitants sur 167 communes.

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Carte d'identité

  • Population : 6 745 942 habitants
  • Densité : 6105 habitants au km²
  • Superficie : 1 105 km²
  • Communes : 167
  • Départements concernés : 75 Paris ; 78 Yvelines ; 91 Essonne ; 92 Hauts-de-Seine ; 93 Seine-Saint-Denis ; 94 Val-de-Marne ; 95 Val-d'Oise
  • Préfectures : Bobigny, Nanterre, Paris, Versailles
  • Principaux cours d'eau : la Seine
  • Assemblées de bassin possibles : 1 (dont Assemblée de la Seine)

Relief et climat

  • Altitude : de 8 m (minimum) à 212 m (maximum), médiane à 78 m
  • Pente : 2,0 degrés en moyenne, 2,4 % de la surface au-delà de 15 degrés
  • Hydro-écorégion dominante : Tables calcaires (Tables calcaires 100 %)
  • Climat dominant (Köppen) : Cfb, tempéré, sans saison sèche, été doux (océanique)
  • Composition climatique : Cfb 100 %
  • Précipitations : 641 mm par an en moyenne

Le milieu est homogène : relief doux et climat d'un seul type sur presque toute la surface. Ici, le bassin de drainage et l'unité de milieu coïncident, sans tension à porter.

Population et société

  • Urbanité : 98,6 % dans les pôles, 1,4 % dans les couronnes périurbaines, 0,0 % hors de toute aire d'attraction
  • Revenu médian approché : 30 266 € par an
  • Taux de pauvreté : 19,2 %
  • Taux de chômage : 11,5 %
  • Façade maritime : non (écorégion intérieure)

Nappes et ressources

Comme la plupart des écorégions de plaine sédimentaire, elle partage plusieurs masses d'eau souterraines avec ses voisines : aucune ligne de surface ne contient une nappe, et chaque aquifère partagé appelle une instance de cogestion plutôt qu'un redécoupage qui prétendrait l'effacer.

Eau déportée : cette écorégion reçoit. Paris boit plus de la moitié de son eau potable hors de son sous-bassin, par les aqueducs qui captent dans l'Yonne, le Loing et la Normandie. Le cœur francilien n'est pas autosuffisant depuis un siècle et demi : ce transfert relève de la conduite démocratique des ressources déportées, par des assemblées-ressource, et non du tracé.

Pourquoi ce découpage

La Seine centrale est l'écorégion du cœur francilien, isolée pour une raison unique et pleinement assumée : l'aberration démographique. Elle concentre 6,75 millions d'habitants sur seulement 167 communes, une densité de 6 105 habitants au km², urbaine à 98,6 %. C'est le cas hors norme du jeu, un rapport de un à dix-neuf avec la Corse. Ce fait est réel, pas un artefact de tracé : aucune ligne de partage des eaux ne corrige la concentration du peuplement parisien, car Paris est là où l'eau se rassemble et là où les gens se sont rassemblés. Redécouper pour équilibrer la population trahirait le drainage pour un quota, exactement ce que le découpage refuse ailleurs. On isole donc le cœur métropolitain de son amont (Haute-Seine, Marne, Oise, qui lui fournissent l'eau) et de son aval (Basse-Seine, jusqu'à l'estuaire), sans jamais couper la Seine. Deux tensions se cumulent ici et appellent chacune leur outil : la surcharge de gestion (à traiter en démultipliant les assemblées de bassin en interne, aidé par la faible fragmentation communale) et l'eau déportée (Paris boit plus de la moitié de son eau ailleurs, par les aqueducs de l'Yonne, du Loing et de Normandie, ce qui appelle des assemblées-ressource). Ni fusion ni scission ne résolvent Paris : seule l'institution le fait.

Écorégions voisines

Pour aller plus loin

Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :

Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.

D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.