L'écorégion Garonne réunit la Garonne moyenne, le Tarn, le Lot et l'Aveyron, des Pyrénées centrales à l'aval bordelais.
Le milieu est modérément contrasté : le relief et le climat varient de l'amont vers l'aval, une tension mesurée que le découpage par bassin assume plutôt que de la trancher par une ligne de milieu.
Cette écorégion est assise sur de grands bassins sédimentaires et partage 31 masses d'eau souterraines avec ses voisines, l'un des plus forts partages de nappes du jeu. Chaque nappe à cheval appelle une instance de cogestion.
La Garonne moyenne, le Tarn, l'Aveyron, le Lot et le Gers composent le grand bassin qui descend des Pyrénées centrales et du Massif central sud vers la plaine toulousaine et l'aval bordelais. C'est la plus étendue des écorégions par le nombre de communes (3 232, la charge d'acteurs la plus lourde du jeu), preuve que la difficulté de gestion se lit au nombre de collectivités bien plus qu'à la population brute. L'écorégion tient ce faisceau d'un seul tenant parce que tous ces cours d'eau convergent vers la Garonne : les scinder couperait un fleuve majeur. Elle se distingue de la Dordogne (bassin parallèle, jonction seulement à la Gironde) et de l'Adour (versant pyrénéen occidental séparé par le seuil de Lannemezan). Sa tension amont-aval est réelle mais modérée (pente moyenne 7 degrés, sommets pyrénéens à plus de 3 100 mètres face à une plaine à quelques dizaines de mètres) : c'est un bassin qui descend d'un relief, et le découpage réunit ce relief et sa plaine plutôt que de les séparer par une ligne de milieu. Avec 4,5 millions d'habitants et 31 nappes partagées, la Garonne est un cas où la cogestion des aquifères sédimentaires pèsera lourd.
Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :
Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.
D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.