L'écorégion Corse est le cas insulaire : une île où bassin, milieu et limite administrative coïncident déjà.
Le milieu est fortement contrasté : c'est un bassin de montagne, où l'amont raide et l'aval de plaine cohabitent dans une même écorégion. Cette tension amont-aval est assumée, elle est la signature d'un découpage par bassin de drainage.
Insulaire, la Corse ne partage aucune masse d'eau souterraine avec le continent : sa ressource est entièrement interne, sans nappe à cogérer avec une voisine.
La Corse est le cas insulaire irréductible : une île, un bassin, un milieu, une limite administrative qui coïncident déjà. HER Corse à 100 %, entièrement en massif (100 % de la population en zone de montagne), aucune nappe partagée avec le continent, elle est parfaitement homogène et parfaitement autonome. La borner ne demande aucun arbitrage : son bassin s'arrête à sa côte. Ses 355 000 habitants en font la moins peuplée des vingt-quatre, un rapport de un à dix-neuf avec la Seine centrale, mais cet écart n'est pas un déséquilibre à corriger : une île ne se fusionne avec rien et ne se scinde pas utilement. La sortir du calcul de dispersion des populations est une honnêteté de lecture, pas une mise à l'écart. Le découpage n'y change presque rien puisque la collectivité de Corse gère déjà son eau sans agence dédiée : l'écorégion régularise un état de fait insulaire. C'est le cas limite le plus simple à défendre, parce que sa singularité est géographique et pleinement assumée.
La Corse est insulaire : elle ne partage de frontière terrestre avec aucune autre écorégion. Son bassin s'arrête à sa côte.
Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :
Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.
D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.