L'écorégion Adour rassemble les gaves pyrénéens et l'Adour, de la haute montagne béarnaise à la côte basque et landaise.

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Carte d'identité

  • Population : 1 203 267 habitants
  • Densité : 68 habitants au km²
  • Superficie : 17 653 km²
  • Communes : 1 230
  • Départements concernés : 32 Gers ; 40 Landes ; 64 Pyrénées-Atlantiques ; 65 Hautes-Pyrénées
  • Préfectures : Mont-de-Marsan, Pau, Tarbes
  • Principaux cours d'eau : Gave de Pau, l'Adour, le Luy, la Nive, la Midouze, la Nivelle
  • Assemblées de bassin possibles : 13 (dont Assemblée de Gave de Pau, Assemblée de l'Adour, Assemblée du Luy)

Relief et climat

  • Altitude : de -49 m (minimum) à 3 217 m (maximum), médiane à 175 m
  • Pente : 8,2 degrés en moyenne, 30,8 % de la surface au-delà de 15 degrés
  • Hydro-écorégion dominante : Coteaux aquitains (Coteaux aquitains 56 % ; Pyrénées 29 % ; Landes 16 %)
  • Climat dominant (Köppen) : Cfb, tempéré, sans saison sèche, été doux (océanique)
  • Composition climatique : Cfb 74,3 %, Cfa 17,8 %, Dfc 4 %
  • Précipitations : 1 198 mm par an en moyenne

Le milieu est modérément contrasté : le relief et le climat varient de l'amont vers l'aval, une tension mesurée que le découpage par bassin assume plutôt que de la trancher par une ligne de milieu.

Population et société

  • Urbanité : 41,8 % dans les pôles, 50,2 % dans les couronnes périurbaines, 8,0 % hors de toute aire d'attraction
  • Revenu médian approché : 25 608 € par an
  • Taux de pauvreté : 17,6 %
  • Taux de chômage : 10,5 %
  • Part en zone de massif : 13,7 %
  • Façade maritime : oui (81,7 km de trait de côte)

Nappes et ressources

Comme la plupart des écorégions de plaine sédimentaire, elle partage plusieurs masses d'eau souterraines avec ses voisines : aucune ligne de surface ne contient une nappe, et chaque aquifère partagé appelle une instance de cogestion plutôt qu'un redécoupage qui prétendrait l'effacer.

Pourquoi ce découpage

L'Adour, le gave de Pau, le gave d'Oloron et les Nives forment un système de cours d'eau qui descendent des Pyrénées occidentales et se rassemblent avant l'estuaire de Bayonne. L'écorégion tient ce faisceau d'un seul tenant, de la haute montagne béarnaise et bigourdane jusqu'à la côte basque et landaise. La borner ainsi, c'est garder ensemble le château d'eau pyrénéen et la plaine de l'Adour qui en dépend : couper à la rupture de pente aurait séparé la neige qui alimente de la plaine qui consomme. Vers le nord, la ligne de partage avec les Landes de Gascogne la sépare du bassin fermé de la Leyre, sableux et endoréique, qui ne draine pas vers l'Adour ; vers l'est, la crête pyrénéenne et le seuil de Lannemezan la détachent de la Garonne, dont le versant part de l'autre côté. Le relief pyrénéen crée une vraie tension amont-aval (près d'un tiers de la surface au-delà de 15 degrés, jusqu'à 3 217 mètres), assumée : c'est le propre d'un bassin de montagne que de réunir son amont raide et son aval de plaine dans une même unité de délibération. Avec 1,2 million d'habitants, l'écorégion reste d'une taille délibérable et n'a aucune raison d'être fusionnée avec sa grande voisine garonnaise, qui la déborderait.

Écorégions voisines

Pour aller plus loin

Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :

Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.

D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.