L'écorégion Haute-Seine et Yonne tient l'amont du bassin de la Seine, sur les plateaux calcaires qui alimentent l'aval francilien.
Le milieu est homogène : relief doux et climat d'un seul type sur presque toute la surface. Ici, le bassin de drainage et l'unité de milieu coïncident, sans tension à porter.
Comme la plupart des écorégions de plaine sédimentaire, elle partage plusieurs masses d'eau souterraines avec ses voisines : aucune ligne de surface ne contient une nappe, et chaque aquifère partagé appelle une instance de cogestion plutôt qu'un redécoupage qui prétendrait l'effacer.
L'amont du bassin de la Seine, l'Yonne, l'Aube supérieure, le Serein, l'Armançon et le Loing, forme une écorégion de plateaux calcaires (Tables calcaires à 61 %, Côtes calcaires de l'est à 32 %) qui alimente en eau, par l'amont, l'ensemble francilien situé en aval. L'écorégion l'isole de la Seine centrale et de la Marne parce que c'est là que se produit et se stocke une part de l'eau que Paris consommera : la Seine centrale n'est pas autosuffisante, ses aqueducs captent précisément dans l'Yonne et le Loing. Distinguer la Haute-Seine, c'est rendre visible ce rapport de fourniture amont-aval au sein du bassin séquanien, plutôt que de le fondre dans un seul ensemble parisien géant. La ligne de partage la borne au sud avec la Loire amont (crêtes du Morvan et du seuil de Bourgogne), à l'est avec la Saône et la Marne. Milieu homogène (océanique à 100 %, relief modéré), sans tension amont-aval marquée : ici bassin et milieu coïncident. Avec 3,5 millions d'habitants et une urbanité élevée (56 % en pôle, tirée par les franges franciliennes), l'écorégion est d'une taille pleinement gérable.
Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :
Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.
D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.