L'écorégion Basse-Seine tient l'aval du bassin séquanien, de la sortie de Paris à l'estuaire normand du Havre.
Le milieu est homogène : relief doux et climat d'un seul type sur presque toute la surface. Ici, le bassin de drainage et l'unité de milieu coïncident, sans tension à porter.
Comme la plupart des écorégions de plaine sédimentaire, elle partage plusieurs masses d'eau souterraines avec ses voisines : aucune ligne de surface ne contient une nappe, et chaque aquifère partagé appelle une instance de cogestion plutôt qu'un redécoupage qui prétendrait l'effacer.
La Basse-Seine tient l'aval du plus grand bassin français, de la sortie de l'agglomération parisienne jusqu'à l'estuaire du Havre, avec l'Eure, la Risle et les rivières normandes qui la rejoignent. L'écorégion regroupe ce tronçon aval parce qu'il forme une unité de milieu homogène (Tables calcaires à 76 %, océanique à 99,7 %, relief de plaine) et une même logique d'estuaire et de façade maritime (plus de 1 140 km de trait de côte). La borner ainsi, c'est séparer le cœur métropolitain (Seine centrale, isolé pour son aberration démographique) de son aval fluvial, tout en gardant l'intégrité du fleuve jusqu'à la mer : on ne coupe pas la Seine, on distingue le tronçon parisien saturé du tronçon aval normand. Vers l'ouest, la limite avec les bassins bretons suit le partage entre les rivières normandes tournées vers la Manche et les fleuves côtiers armoricains. Avec 4,4 millions d'habitants et 3 043 communes, l'écorégion est vaste mais cohérente ; la fusionner avec Seine centrale recréerait l'ensemble francilien démesuré que le découpage cherche justement à décongestionner.
Cette fiche fait partie du portrait des vingt-quatre écorégions. Pour comprendre la démarche d'ensemble :
Quelques mots-clés au glossaire : bassin versant, hydro-écorégion, biorégion.
D'autres cartes pour explorer les vingt-quatre écorégions : le portrait, le climat, la cogestion des nappes, les scénarios de découpage.