Publié le 14/07/2026

Refonder la gestion de l'eau sur les bassins versants ne tient pas qu'à une carte : il faut dire qui décide, qui surveille, qui étudie et qui cherche, et à quelle échelle. Quatre fiches pour l'ossature institutionnelle de l'écorégion. Chacune distingue avec soin ce qui existe aujourd'hui de ce que je propose : rien n'est présenté comme voté, tout est présenté comme proposition de travail.

Le fil rouge

L'ensemble tient en une phrase : centraliser ce qui se partage, la donnée et le cap ; décentraliser ce qui se décide, l'usage de l'eau. La décision remonte du fin vers le large, jamais une tutelle ne redescend par-dessus la tête des gens. Les quatre fiches déclinent ce principe sur les quatre fonctions publiques de l'eau.

Les quatre fiches

  • L'assemblée à trois étages : qui décide de l'eau, et à quelle échelle. L'architecture emboîtée, du sous-bassin au national, plus un cap national.
  • La police de l'eau et les agents assermentés : qui surveille l'eau, et comment garder cette surveillance indépendante. Les deux polices, administrative et judiciaire, et l'enjeu de leur autonomie.
  • L'ingénierie publique et la GEMAPI : qui conçoit et construit, et qui protège des inondations. Ramener l'ingénierie dans la sphère publique, porter la prévention à l'échelle du bassin.
  • La recherche publique de l'eau : qui sait, et comment relier ce savoir à la décision. Rassembler une recherche publique riche mais dispersée, et en faire un commun.

Pour situer ces fiches

Ces quatre pièces prolongent la démarche exposée dans L'écorégion, un horizon politique. Elles donnent des institutions à ce que le glossaire nomme une assemblée de bassin et une écorégion.