Outre-mer | Chapitre 14 | Animaux.
« En 2022, les records de surfaces de forêts brûlées ont été battus presque partout sur le globe. Les forêts constituent pourtant une ressource précieuse occupant trois fonctions, d'ordre environnemental, social et économique. Pour qu'elles le restent, il faut s'opposer à l'industrialisation et à la marchandisation de la forêt. Nous devons aussi redonner une place centrale aux services de l'État et protéger ceux qui s'en occupent au quotidien tels les agents de l'Office national des forêts (ONF). Le développement d'une filière bois française soutenable et créatrice d'emplois est possible. »
La section forêt est solide sur la gestion forestière mais ne fait pas le lien explicite avec l'eau. Or la forêt est un régulateur hydrologique majeur : interception des précipitations, infiltration dans les sols, recharge des nappes, régulation des crues et des étiages.
La forêt de Haguenau, en Alsace du Nord, joue exactement ce rôle pour la nappe rhénane, la même nappe menacée par les projets d'extraction de lithium. C'est la troisième plus grande forêt de plaine en France (13 600 ha). Sa préservation est un enjeu hydrologique autant qu'écologique.
L'interdiction des coupes rases (mesure 1) et la diversification en essences (mesure 9) sont des mesures à double bénéfice. Un sol forestier intact infiltre 10 à 20 fois plus d'eau qu'un sol nu. La diversification des essences améliore la résilience de ce service hydrologique face au changement climatique.
La mesure 13 (25 % en libre évolution) rejoint les recommandations de l'écologie fonctionnelle et permet la maturation des sols forestiers, qui sont les meilleurs filtres naturels pour l'eau.