Chapitre 14 | Section suivante : L'eau, enjeu central pour l'Humanité.
« L'empoisonnement du monde est global. L'air, l'eau et les sols sont affectés par toutes sortes de pollutions plastiques, chimiques, industrielles. Les plus riches polluent le plus. Mais ce sont les plus pauvres qui en subissent davantage les conséquences. Un plan de dépollution national et international s'impose. »
La mesure 7 (interdiction des polluants éternels) est directement pertinente en Alsace du Nord. La nappe rhénane est contaminée par les PFAS, notamment autour de Saint-Louis où les taux dépassent le seuil réglementaire de 0,1 µg/L. Le RN, seul groupe parlementaire, a voté contre la loi PFAS du 20 février 2025, y compris le député de la 8e circonscription du Bas-Rhin, dont la circonscription est directement concernée.
La mesure 7 est donc non seulement justifiée scientifiquement mais aussi un marqueur politique clair : le seul groupe qui s'y est opposé est celui qui représente le territoire le plus touché.
La mesure 6 (autorité de sûreté indépendante, inspecteurs ICPE, amende à 500 000 euros) fait écho aux insuffisances documentées dans les dossiers d'extraction de lithium en Alsace. La MRAE a recommandé le retrait du dossier Soufflenheim (avril 2025) pour insuffisances majeures. L'amende actuelle de 15 000 euros est dérisoire face à des projets de 295 millions d'euros : la multiplier par 33 change l'équation.
La mesure 4 nomme le scandale du chlordécone. Ce précédent est utile pour penser les projets lithium : une substance autorisée par l'État, utilisée pendant des décennies, dont la contamination irréversible des sols et des nappes n'a été reconnue que tardivement. Les saumures géothermales chargées en métaux lourds posent un risque analogue, à une échelle différente.