Cette page reprend l'article « La gestion publique avance pour mettre fin au mauvais accès à l'eau » du livret eau de L'Avenir en commun (texte extrait le 8 mai 2025, source : programme.lafranceinsoumise.fr/livrets/eau-bien-commun).
Le réseau de canalisations françaises, long de 850 000 kilomètres et dont dépendent la qualité de l'eau et de l'environnement, est vétuste. Le taux de pertes, de 20 % en moyenne, peut localement monter à 40 %, voire 60 % dans les Outre-mer. Au-delà du coût supporté par les usager·es, ces fuites représentent l'équivalent de la consommation annuelle de 18 millions d'habitant·es. Pour compenser ces fuites, les opérateurs prélèvent davantage d'eau et augmentent la pression dans les tuyaux, ce qui peut localement créer des affaissements de terrain ou des assèchements de nappes. En milieu urbain, l'eau peut stagner longtemps en surface sans parvenir à s'infiltrer dans les sols artificialisés, ou à s'évacuer par des réseaux d'évacuation saturés. Par ailleurs, jusqu'à 340 000 kilomètres de canalisations en PVC, vieilles de plus de 40 ans, peuvent se décomposer et relarguer un cancérogène avéré dans l'eau potable. 600 000 personnes pourraient en être affectées.
La défaillance des collectivités et de l'État, que les jugements des tribunaux obligent à la fourniture d'eau potable, est indéniable. Seulement 32 % des lieux d'accueil des personnes sans-abri ou mal logées offrent un accès à l'eau potable. En France, la grande majorité des campements n'y ont pas accès.