Cette page reprend l'article « Le cycle de l'eau perturbé par le changement climatique, une menace majeure pour l'accès à l'eau et sa gestion » du livret eau de L'Avenir en commun (texte extrait le 8 mai 2025, source : programme.lafranceinsoumise.fr/livrets/eau-bien-commun).

Les risques de sécheresse et d'incendies

En 2021, l'ONU alertait : « la sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n'existe aucun vaccin pour la guérir ». Madagascar a ainsi vécu la première famine directement liée au dérèglement climatique, faisant souffrir 1 million de personnes de la faim. Les incendies géants se multiplient et la France n'est pas épargnée par la menace.

Nous avons connu 62 épisodes de sécheresse en France entre 1991 et 2015, alors qu'il n'y en a eu que 13 entre 1964 et 1990. L'irrigation représente 48 % de la consommation d'eau. Face à l'assèchement des cours d'eau, l'agriculture intensive préfère construire des milliers de bassines plutôt que de changer de modèle, ce qui augmente le risque de sécheresses.

La raréfaction de la ressource est aggravée par l'artificialisation qui empêche l'eau de s'infiltrer dans les sols, par la mauvaise gestion des forêts qui limite les capacités de rétention d'eau et d'évapotranspiration, et par la sur-utilisation de la ressource par l'agriculture intensive.

Les risques d'inondations

Près d'un·e Français·e sur quatre est exposé·e aux inondations. Le réchauffement climatique engendrera une alternance de sécheresses et de pluies diluviennes. La capacité d'absorption des sols agricoles se dégrade et le ruissellement augmente d'autant plus, du fait des pratiques de l'agriculture intensive. Par ailleurs, les zones humides s'assèchent (ou sont asséchées), alors qu'elles jouent un rôle majeur de stockage d'eau. Enfin, l'artificialisation des sols, entre 20 000 et 30 000 hectares chaque année en France, conduit à leur imperméabilisation et à l'endiguement des rivières.