« L'activité humaine est à l'origine de la sixième extinction de masse. La biodiversité recule à cause du changement climatique, des pollutions, de la déforestation. Sa préservation se joue au niveau international par la création de normes communes et contraignantes. Elle se joue aussi à l'échelle nationale : la France doit montrer l'exemple. »
La mesure 4 condense plusieurs enjeux majeurs : pesticides, artificialisation des sols (ZAN), gestion durable de l'eau. C'est exactement le triptyque de l'urbanisme de l'eau.
Chaque hectare imperméabilisé, c'est de l'eau de pluie qui ne recharge plus les nappes et qui ruisselle en crue urbaine. Le projet de ZAC à Hatten (approuvé en mars 2026 par la CC Outre-Forêt) illustre cette contradiction : on artificialise des terres agricoles pour accueillir une usine de raffinage de lithium, au nom de la transition énergétique, tout en fragilisant le cycle de l'eau local.
Le moratoire sur l'exploitation minière des grands fonds marins et le traité plastiques sont des extensions du raisonnement « bien commun » à l'échelle planétaire. La cohérence avec la section eau est forte : l'eau des océans, l'eau des nappes, l'eau des cours d'eau, c'est le même cycle, le même commun.
L'interdiction des brevets sur les organismes vivants s'inscrit dans la logique des communs : empêcher l'appropriation privée de ce qui relève du patrimoine collectif. Le parallèle avec l'eau est direct : breveter une semence, c'est enclore un commun, comme privatiser un réseau d'eau.