Les contours présentés dans cet espace ne sont pas dessinés à la main. Chaque frontière d'écorégion, chaque population, chaque profil climatique se déduit de données publiques par des traitements automatisés, rejouables à l'identique. La promesse est simple : ce qui est affirmé ici peut être refait, vérifié, contredit. Un découpage qui prétend fonder la gestion de l'eau ne vaut que s'il expose sa fabrication.
La chaîne suit toujours le même ordre. Les référentiels hydrographiques, administratifs, climatiques et démographiques sont d'abord téléchargés chez leurs producteurs officiels, sans retouche manuelle. Des scripts Python appuyés sur geopandas affectent ensuite chaque secteur hydrographique à son écorégion, somment la population commune par commune, dérivent les profils de relief et de climat, calculent les statistiques de cohésion et de fragmentation. Tout aboutit dans un fichier pivot unique, un GeoPackage nommé ecoregions-2027.gpkg, qui embarque sa propre documentation : une table catalogue_couches y liste chaque couche avec son producteur, son millésime, sa licence et son nombre d'entités.
Le résultat central est un découpage en 23 écorégions hydrographiques, bâti par dissolution des 187 secteurs hydrographiques de la BD Carthage. Ce nombre porte deux choix assumés, hérités de la logique de l'eau plus que de la commodité administrative : l'Oise et la Marne relèvent d'une même écorégion, et la Seine centrale forme l'écorégion parisienne. Sous les écorégions, un maillage plus fin de 189 assemblées de bassin s'obtient par dissolution des sous-secteurs BD Carthage selon le couple écorégion et secteur parent. La population de chaque unité se calcule toujours de la même façon : chaque commune est rattachée à l'unité qui contient son point représentatif, ce point garanti à l'intérieur du polygone évitant les erreurs d'affectation des communes de frontière.

Les données source ne sont pas redistribuées ici : chacune relève de la licence de son producteur et reste accessible à son guichet. Ce que cet espace expose, ce sont les fiches descriptives de chaque jeu mobilisé, les requêtes SQL qui reproduisent les calculs clés sur le GeoPackage, et les scripts Python commentés qui constituent la méthode. S'y ajoutent, en toute transparence, les vérifications de cohérence qui permettent de tester le résultat plutôt que de le croire sur parole.
Les fiches de données donnent, pour chaque couche, son producteur, son millésime, sa licence, son nombre d'entités et son usage. La méthode de calcul et les requêtes documentent, en SQL directement exécutable, la construction des assemblées, le calcul des populations, la densité de drainage et le diagnostic des nappes à cheval. Les scripts commentés publient le code tel qu'exécuté, du découpage initial jusqu'aux données et cartes. Les contrôles de cohérence referment la boucle en montrant comment le résultat se teste lui-même.
Sur le choix du nombre d'écorégions et la logique de découpage, voir aussi la méthodologie de construction dans l'espace consacré aux écorégions.