Voici où mène la démarche : vingt-trois écorégions du cycle de l'eau, obtenues en partant de l'eau, en suivant les secteurs hydrographiques, puis en les regroupant selon un faisceau de critères tenus ensemble. Je l'assume comme mon parti pris, sans le présenter comme la seule carte possible. C'est une proposition, versée au débat, mais c'est celle que les données me paraissent le mieux soutenir.
Ce que cette carte donne à voir n'est pas un découpage administratif de plus. Chaque unité est la réunion d'assemblées de bassin versant entières, jamais coupées : l'écorégion est la dissolution exacte de ces assemblées, et les assemblées en sont la maille délibérante. La carte du dessous montre ce grain, cent quatre-vingt-neuf assemblées regroupées par leur écorégion, et fait apparaître la logique d'emboîtement qui relie la décision fine, au bassin, à la coordination large, à l'écorégion.
Pourquoi vingt-trois, et pas six, douze ou un autre nombre. Parce que ce grain est celui qui colle le mieux au fait hydrologique sans devenir illisible. Il obtient la meilleure cohérence avec les hydro-écorégions, il respecte mieux les nappes que les mailles intermédiaires, il resserre le plus la disproportion de population entre unités, et il retrouve, sans l'avoir cherché, la géographie vécue des déplacements. Il a ses coûts, davantage de frontières à arbitrer et de nappes partagées à coordonner, et je les expose sans les farder dans les pages qui suivent. Le nombre n'est pas une cible posée d'avance : il est tombé du raisonnement, et il reste révisable si la discussion ou les données l'exigent.
Cet ensemble se parcourt en deux temps. Les cartes générales montrent le résultat sous ses différents visages, du découpage nu aux comparaisons entre scénarios. Les fiches d'identité descendent ensuite écorégion par écorégion, chacune avec sa carte, ses chiffres et sa signature propre. Qui veut la vue d'ensemble reste sur cette page ; qui veut vérifier une unité précise ouvre sa fiche.