Le résultat à vingt-trois confronté à six et douze

À quoi sert cette page ? Elle place le grain fin face à ses deux repères, dimension par dimension. La page montre qu'aucun scénario ne domine partout et que le tracé à vingt-trois tire sa légitimité de cette confrontation, non d'un décret de départ.

Le grain fin retenu, à vingt-trois écorégions une fois l'Oise et la Marne fusionnées et la Seine centrale tenue pour l'écorégion parisienne, ne se justifie pas par lui-même. Il se justifie face aux repères. Confronté aux six grandes régions et aux douze écorégions sur les mêmes indicateurs, il ne gagne pas parce que ces pistes seraient naïves, mais parce qu'il est le seul, dans le jeu testé, à ne céder sur aucun terrain au point de trahir l'eau.

Prendre les comparants un à un le montre. Sur l'équilibre des populations, les six grandes régions et les vingt-trois écorégions se tiennent, tandis que le rapport entre l'unité la plus peuplée et la moins peuplée descend nettement à vingt-trois par rapport aux découpages calés sur les régions existantes. Sur les nappes souterraines, le contraste est net : les six coupent près d'un cinquième des masses d'eau, les douze presque trois sur dix, les vingt-trois s'en tiennent à un peu plus d'un cinquième. Autrement dit, le grain fin fait mieux que le grain intermédiaire là où celui-ci est le plus fragile, tout en restant plus fidèle à l'eau que la maille lâche.

Comparaison des scénarios par dimension, valeurs normalisées

Cette lecture par dimension éclaire le compromis. Aucun scénario ne domine partout. Les six grandes régions l'emportent sur la simplicité administrative, puisqu'elles ne coupent aucun département, et sur les aires urbaines. Les douze l'emportent sur l'homogénéité du drainage et sur l'équilibre démographique. Les vingt-trois l'emportent sur la cohérence écologique au regard des hydro-écorégions, sur le contraste de relief et sur l'équilibre du rapport de populations. Le grain fin n'arrive pas premier de chaque colonne ; il est celui qui ne s'effondre dans aucune, et qui tient l'eau bleue et l'eau verte ensemble.

La confrontation installe ainsi une hiérarchie sans faux vainqueur. Les six grandes régions protègent la sobriété institutionnelle. Les douze protègent l'équilibre des populations. Le grain à vingt-trois protège la matière hydrologique, surface et nappe tenues ensemble, sans niveler les populations ni abandonner l'un des deux régimes de l'eau à la commodité d'un tracé. Il resserre les populations sans les uniformiser, respecte les nappes mieux que les variantes fines, épouse les hydro-écorégions mieux que les découpages administratifs.

C'est de cette confrontation, et non d'un décret de départ, que le grain final tire sa légitimité. Le seul point où il paie un prix visible est le nombre de départements traversés, deux sur trois. Ce point mérite d'être traité pour lui-même, ce que fait la page consacrée à cette objection. La méthode complète de comparaison, avec l'ensemble des comparants et leur pondération, relève de l'espace consacré à la méthode.

Ce qu'il faut en retenir

Aucun scénario ne l'emporte sur toutes les colonnes. Les six protègent la sobriété institutionnelle, les douze l'équilibre des populations, les vingt-trois la matière hydrologique, surface et nappe tenues ensemble. Le grain fin s'impose parce qu'il ne s'effondre dans aucune dimension, et son seul prix visible, le nombre de départements traversés, se traite à part.