Quand je compare les départements, les six agences, les régions et les écorégions du cycle de l'eau, une difficulté revient sans cesse : les découpages n'ont ni le même nombre d'unités, ni la même taille moyenne. Or beaucoup d'indicateurs intuitifs, comme la part de milieu dominant dans chaque unité, récompensent mécaniquement les petites mailles. Un département est si petit qu'il tombe presque entièrement dans un seul climat, une seule grande région forestière : sa cohérence apparente n'est pas une qualité de tracé, c'est un effet de taille.
Ces fiches expliquent, une par une, les méthodes que je mobilise pour comparer honnêtement. Chacune répond à une question précise, décrit son mécanisme, en donne un schéma, cite ses références et pose ses limites. Le fil commun : neutraliser l'effet de taille, pour ne comparer que ce qui relève vraiment du tracé.
Un découpage n'est pas un échantillon tiré d'une population : c'est une partition exhaustive du territoire. Les mesures et les tests qui suivent gardent donc une valeur d'abord descriptive. Je lis les indices et les p qui les accompagnent comme des repères de comparaison, pas comme des preuves. C'est cette prudence, plus que n'importe quel chiffre isolé, qui rend l'ensemble tenable.