Une précaution avant de lire les chiffres. Un découpage n'est pas un échantillon tiré d'une population : c'est une partition exhaustive du territoire. Les tests statistiques menés ici gardent donc une valeur descriptive plus qu'inférentielle, et les p qui les accompagnent se lisent comme des repères, non comme des preuves. Mis côte à côte, les scénarios se laissent tout de même comparer avec méthode, et quelques régularités fortes émergent qui éclairent le choix.
Plutôt que d'entasser toutes ces lectures sur une seule page, je les ai séparées, une statistique par page. Je commence par la distribution des tailles d'unités, scénario par scénario. Je passe ensuite à la matrice qui met tous les compromis côte à côte, puis à la cohérence écologique et au relief, deux dimensions qui méritaient leur propre boîte à moustaches. Vient après le jeu des corrélations internes aux vingt-trois écorégions, dont se détache la régularité la plus forte, celle qui lie la densité à l'artificialisation. Je finis par les vérifications versées après coup, sociales et de mobilité, celles qui mettaient le parti pris à l'épreuve plutôt qu'elles ne le confortaient d'avance.
Ce que cette série d'analyses établit, au fond, n'est pas qu'un scénario écrase les autres, mais qu'un découpage par l'eau tient ensemble un faisceau de critères naturels sans dégrader outre mesure les critères humains, et qu'il donne à lire les territoires dans leurs tensions réelles plutôt que dans une géographie administrative lissée.