Densité des cours d'eau

À quoi sert cette comparaison ?

La densité de drainage, la longueur de cours d'eau rapportée à la surface, décrit le caractère hydrologique de chaque unité : un réseau ramifié où l'eau dévale, un réseau lâche dans les plaines perméables. Elle apporte au choix du découpage une lecture du fonctionnement interne, utile pour comprendre comment une crue se forme et se propage dans chaque écorégion. Ce qu'elle n'apporte pas, c'est un critère de frontière : la densité varie à l'intérieur d'une unité comme entre unités, et elle sert à caractériser un bassin, non à le délimiter.

La densité du réseau hydrographique, longueur de cours d'eau rapportée à la surface, dit où l'eau se ramifie le plus. Elle dépend du relief, du climat et de la nature des sols : forte là où l'eau dévale et où la roche retient peu, faible dans les grandes plaines perméables et les massifs cristallins peu drainés.

Densité des cours d'eau par écorégion.

Comment lire cette carte. Chaque écorégion est coloriée selon sa densité de cours d'eau, exprimée en kilomètres de rivière par kilomètre carré. Plus la teinte est soutenue, plus le réseau est ramifié ; une teinte pâle signale un territoire où l'eau se rassemble en peu d'axes. La lecture utile porte sur le contraste entre grands ensembles : les têtes de bassin et les façades bien arrosées, densément drainées, se détachent des grandes plaines sédimentaires et des massifs cristallins, où le réseau se fait rare.

Ramenée aux vingt-trois écorégions, elle sépare nettement les têtes de bassin et les façades arrosées des grandes plaines sédimentaires. C'est un trait de caractère hydrologique, utile pour comprendre comment une crue se forme et se propage dans chaque écorégion.

Du département à l'écorégion

Comment lire cette carte. Le curseur au centre partage l'écran : à gauche la densité de cours d'eau par département, à droite ramenée aux vingt-trois écorégions. La densité se compte en kilomètres de rivière par kilomètre carré ; plus la teinte est marquée, plus le réseau est dense. Faites glisser le curseur d'un bord à l'autre pour comparer les deux mailles sur le même fond. La lecture juste porte sur la séparation d'ensemble : à droite, l'écorégion regroupe les têtes de bassin fortement drainées et distingue les grandes plaines au réseau lâche.

Densité calculée sur la base topographique du réseau hydrographique, agrégée aux départements et aux vingt-trois écorégions.

Ce qu'il faut en retenir

La densité de drainage s'étale d'environ trois dixièmes de kilomètre par kilomètre carré dans la Seine centrale, plaine et tronçon urbain dense, à un peu plus de un kilomètre trois dixièmes dans l'Adour et en Corse, sous l'effet des reliefs et des précipitations, autour d'une médiane nationale proche de huit dixièmes. Ce trait hydrologique sépare nettement les têtes de bassin arrosées des grandes plaines perméables, et il caractérise chaque écorégion sans en dessiner les limites.